STRATFORD-UPON-AVON


A l'exception de Londres elle-même, Stratford-upon-Avon est peut-être la ville la plus connu d'Angleterre. Bien que les liens qu'elle a avec le dramaturge William Shakespeare comptent pour une bonne part dans la popularité qu'à juste titre elle a acquise au fil des années, elle n'en demeure pas moins un lieu attirant et intéressant sans ces attaches littéraires.

Il est fait mention de Stratford pour la première fois en 691 quand un monastère fut dédié sur la site de la présente église paroissiale. Une communauté agricole et d'élevage se développera rapidement aux alentours et, dès la 12ème S., le premier marché fut créé (la "Mop Fair" le 12 octobre est une survivance directe de la foire où venaient s'embaucher les ouvriers). la "Guild of the Holy Cross, société de commerçants patronnant l'artisanat et l'industrie fut aussi fondée en ce même siècle.

Ces temps allaient marquer le début de la prospérité et de la réussite commerciale de la ville qui furent beaucoup aidées par la générosité de Sir Hugh Clopton, un homme du cru qui devait plus tard devenir Lord Maire de Londres.

Lorsque des visiteurs commencérent à arriver en 1623, après la publication des premiers fascicules des pièces de Shakespeare, certains curiosités visibles encore aujourd'hui étaient déjà là.

L'église Holy Trinity agrémentée aujourd'hui d'une imposante allée bordée de tilleuls, la Grammar School, école qui doit avoir fréquentée Shakespeare, les cignes sur la Rivière. Sir Hugh Clopton's Bridge, tous ces éléments existaient dans la ville depuis longtemps déjà.

Stratford est toujours, à beaucoup d'égards, la ville Tudor ramassée sur elle-même qu'elle fut autrefois. Les restaurants, les magasins et aménagements de l'époque moderne étant les seuls témoins du 20ème S. Des efforts ont été faits pour mêler l'ancien au moderne et pour préserver cette ville pleine de caractère qu'est la Stratford actuelle.

La compagne ondulante et paisible qui entoure Stratford-upon-Avon, c'est l'Angleterre en ce qu'elle a de plus anglaise. Aussi est-il juste que le plus anglais des poètes ait été inspiré par sa beauté. la description qui fait Shakespeare de la chasse au lièvre dans Venus et Adonis offre un tableau coloré du Warwickshire Rural. Thomas Fuller dans Worthies of England en parle avec enthousiasme quand il affirme que "depuis Edgehill on peut contempler un autre Eden".

L'historien Camden (XVI ème S.) divisait la région en deux parties contrastées: la forêt d'Arden dans le nord et les Felden (région des prairies) au sud et à l'est. Aujourd'hui, des petites localités se sont développées à partir des hameaux forestiers dans la première citée, alors que la seconde possède à présent les meilleures terres arables du pays, avec du paisibles villages ponctuant les vastes champs-ouverts. Le fleuve Avon arrose la contrée; partant du nord-est, il serpente en direction de la région maraîchère de la Vallée d'Evesham.

Les vastes forêts couvrant la plus grande partie de la région ont influencé don développement comme trop sauvage pour être cultivée, aussi fallut-il attendre le moyen Age pour que les arbres commencent à disparaître. Le chêne s'avéra être un matériau de construction idéal et fut utilisé pour les constructions de style Tudor a colombages, que l'on peut encore voir aujourd'hui. Ce ne fut pas en conséquence avant les 15 et 16ème S. que les premiers examples d'architecture intéressants furent construits dans la région. Elle est à présent riche en bâtiments séculaires de l'époque médiévale et plus récents.

La maison de Mary Arden (mère de Shakespeare) qui possède encore son hangar abritant une cidrerie, n'en est pas le seul exemple. Sur une plus grande échelle, et bâti en briques en forme de lettre Z, on trouve Charlecote Park. On raconte que le jeune Shakespeare fut surpris en train de braconner le daim en ces lieux et que ce fut la raison de sa fuite vers le capitale. Et puis, bien sûr, il y a Compton Wynyates considérée comme étant la plus belle demeure d'Angleterre, qui offre fièrement aux regards son architecture Tudor, demeurée inaltéré depuis l'époque de sa construction. Ses cheminées en forme de tire-bouchon en sont une caractéristique remarquable (n'est pas ouvert au public)

De nombreux villages offrent des exemples d'architecture locale allant de l'époque médiévale jusqu'' à nos jours. Henley-in-Arden, avec sa rue principale long d'un mille présente des maisons de l'époque des Stuarts et "Georgian" (XVIIIéme S.) se dressant côte à côte. Broadway, niché au pied des Cotswolds, possède aussi une rue principale remarquable avec une délicieuse rangée de maisons de pierre. Alcester, l'Alauna des Romains, avec ses maisons Tudor et "Georgian", possède une ancien malterie l'"Old Malt House", qui date de 1500 environ.

D'autres villes reflètent une période architecturale unique. Shipston-on-Stour, qui dut sa prospérité au commerce de la laine, affiche son passé "Georgian" et on y trouve de nombreuses maisons de pierre. Les larges rues de Kineton, ses relais de poste et ses vielles maisons gris-brun sont aussi des rappels de cette période. Nombreux sont les cavaliers et les Têtes Rondes qui moururent ici en 1642, lors de la bataille d'Edgehill. Tout ce qui reste aujourd'hui de cet événement c'est la Castle Inn bâtie sur le site du poste de commandement du roi Charles 1er. Atmosphère et vestiges nous rappellent les horreurs de ces temps révolus.

En fait de nombreuses villes peuvent prétendre se rattacher à la Guerre Civile. Southam et Bidford-onAvon, entre autres, ont eu à en souffrir. Bidford Bridge a subi de grands dommages du fait de la retraite hâtive de Charles vers Oxford.

Bien qu'il soit impossible de saisir l'atmosphère de la région par la parole, cette brève description donnera au moins un aperçu de ce que cette région peut offrir.


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